Dans le domaine de la traduction, il est bien connu qu’un traducteur doit uniquement traduire vers sa langue maternelle. Pourtant, la majorité des clients ignorent ce fait. Pourquoi en est-il ainsi?
Bien qu’il existe de ces oiseaux rares particulièrement doués en langues qui lisent, écrivent et parlent aussi bien dans une langue que dans l’autre, la grande majorité des gens bilingues, y compris les traducteurs, communiquent mieux dans la langue qu’ils ont le plus utilisée au cours de leur vie.
Comme tout professeur de langue vous le dira, les compétences linguistiques sont un spectre [i], et le fait de parler couramment une langue peut être défini de bien des façons. Il y a par exemple les gens qui parlent une langue étrangère en voyage, les immigrants qui doivent apprendre une autre langue pour se débrouiller dans leur pays d’adoption, les professionnels qui parlent une deuxième langue dans le cadre de leur travail et, enfin, ces gens qui « ont grandi dans les deux langues ». Toutefois, si vous parlez deux langues couramment, cela ne veut pas nécessairement dire que vous écrivez bien dans ce qu’on appelle la « langue d’arrivée » (langue dans laquelle la traduction est rédigée), ce qui est une compétence essentielle pour le traducteur.
Vous conviendrez qu’une belle plume demande une maîtrise de la grammaire, une connaissance des expressions idiomatiques et, bien sûr, un grand vocabulaire. Des études ont d’ailleurs démontré que la taille du vocabulaire des enfants bilingues n’est pas supérieure à celle des enfants monolingues; leur vocabulaire est simplement réparti dans les deux langues. [ii].
Si, pour une raison ou une autre, un traducteur doit traduire vers sa deuxième langue, il est fortement recommandé que celui-ci fasse réviser son travail par un autre traducteur dont la langue maternelle est la langue d’arrivée. Certains traducteurs qui traduisent vers leur langue maternelle font quand même réviser leur travail, ce qui permet dans leur cas de peaufiner leurs traductions afin de les rendre impeccables.
Devant tout cela, ne vaut-il pas mieux confier vos documents à un traducteur dont la langue maternelle est celle du produit final afin de vous éviter des frais supplémentaires de révision ou, pire encore, une traduction de mauvaise qualité? Si vous n’êtes pas encore convaincu, pensez à toutes ces mauvaises traductions qui circulent. Elles sont pour la plupart le produit d’un traducteur qui a travaillé dans sa langue la plus faible. Ces piètres traductions devraient suffire à vous convaincre!
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You’re Not Fluent Yet! Speaking the Language of Sustainable Development
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