Les 10 étapes pour gérer votre premier projet de traduction

Lisez notre guide pratique pour éviter d’éventuels problèmes et découvrir une méthode simple et rapide afin d’assurer le bon déroulement de votre projet de traduction.

Pourquoi ce guide?

Mener à bien un projet de traduction peut sembler facile. Tout ce que vous avez à faire est d’envoyer vos documents à un traducteur et ceux-ci vous reviendront traduits en l’espace de quelques jours, simple non? Oui, ce sera peut-être le cas une fois que vous avez établi une solide relation de travail avec votre traducteur, mais il se peut fort bien que votre premier projet exige un peu plus d’efforts.

Pour éviter d’éventuels problèmes, voici une méthode simple et rapide à suivre pour vous assurer que votre projet de traduction se déroule sans anicroche.

 

Saviez-vous qu’une bonne traduction améliore l’image et la réputation de votre entreprise, ce qui vous permet d’atteindre vos objectifs plus rapidement?

 

LES ÉTAPES À SUIVRE

 

  1. Rassemblez tous les documents nécessaires.

 

En premier lieu, il vaut mieux envoyer le document à traduire dans un format qui peut être modifié, tel que Word ou PowerPoint, avant même de procéder à la mise en pages ou à la conception graphique du document. Sinon le traducteur devra convertir lui-même le document au format Word, ce qui peut engendrer des problèmes liés à une mauvaise reconnaissance de texte et à une mise en pages complexe, et peut compliquer du même coup l’insertion de la traduction.

 

Si le document a déjà été formaté, notez que certains outils de traduction sont capables de gérer des fichiers générés avec Adobe InDesign (notamment, les fichiers IDML), ce qui signifie que le traducteur peut traduire l’ensemble du document sans avoir besoin de la version Word. L’infographiste n’aura qu’à apporter très peu de modifications à la version traduite. Ceci dit, à moins que le traducteur maîtrise très bien InDesign, il ne sera pas en mesure de voir le contenu mis en pages pendant qu’il traduit. Dans ce cas, il devra réaliser une dernière vérification du PDF traduit après que l’infographiste a terminé son travail.

 

*Conseil de pro : Quand vous remettez le document à votre traducteur, assurez-vous qu’il s’agit de la version définitive. Si vous apportez des changements pendant ou après la traduction, la plupart des traducteurs et des cabinets de traduction vous factureront le temps passé à faire ces modifications.

 

Finalement, fournissez des documents de référence (par exemple, des traductions antérieures, des bases de données terminologiques, un site Web bilingue ou des documents pertinents) dans lesquels le traducteur peut y puiser la terminologie et des informations contextuelles.

 

  1. Décidez à l’avance de faire appel ou non à un réviseur.

 

Quand vous avez un document à faire traduire, l’une des premières questions à vous poser est de déterminer si le document traduit devra être révisé par un autre traducteur. Ce dernier point est plutôt surprenant pour les non-initiés : si un traducteur professionnel a traduit le document, pourquoi faire appel à un autre pour vérifier son travail? C’est une bonne question! En fait, le document original peut avoir été retouché plusieurs fois par différentes personnes et il en est de même pour les traductions.

 

*Conseil de pro : En règle générale, plus il y aura de personnes qui liront la traduction, plus il est souhaitable de faire appel à un réviseur. Une fois votre décision prise, il vous sera plus facile de décrire votre projet avec précision au moment de demander un devis à un traducteur.

 

  1. Déterminez le niveau de confidentialité.

 

Puisque les traducteurs avec lesquels vous communiquerez voudront voir les documents à traduire avant de vous proposer un devis, vous pourriez envisager de leur faire signer un accord de confidentialité. Les accords de confidentialité garantissent que les informations transmises à un traducteur sont en sécurité et qu’elles ne seront pas divulguées à qui que ce soit d’autre ou de quelque manière que ce soit.

 

*Conseil de pro : De plus, ces accords sont utilisés par les cabinets de traduction afin de s’assurer que leurs sous-traitants respectent la confidentialité des informations qui leur sont soumises dans le cadre d’un projet. Si vous décidez de faire affaire avec un cabinet de traduction, assurez-vous que les traducteurs qu’il emploie ont bien signé un accord de confidentialité.

 

Sachez qu’utiliser des traducteurs automatiques en ligne, tels que Google Translate, DeepL et ChatGPT, peut être considéré comme une violation de ces accords. Dans les conditions d’utilisation de Google Translate, par exemple, vous conservez tous vos droits de propriété intellectuelle sur les contenus que vous soumettez, par téléchargement ou autrement, sur cette plateforme. Toutefois, les conditions d’utilisation permettent à l’entreprise d’analyser et d’entreposer le contenu saisi pour différents usages, notamment pour l’amélioration du service et pour la transmission éventuelle à de tierces parties. Autrement dit, vos données ne sont pas strictement confidentielles et peuvent être utilisées à d’autres fins que la traduction.

DeepL, pour sa part, indique dans sa déclaration de confidentialité que : « Le Client ne peut utiliser les Services qu’aux fins convenues entre les parties. En particulier, le Client ne peut pas, (…) transmettre à DeepL des données qui ne peuvent être transmises ou traitées par DeepL en raison de lois sur la protection des données, d’obligations contractuelles ou juridiques de confidentialité, de restrictions à l’exportation ou d’autres dispositions juridiques ou de droits de tiers. » (mai 2025).

 

*Conseil de pro : Il est important de noter que de nos jours, même les meilleurs traducteurs ont recours à des outils de traduction automatique. Pensez à ce qui pourrait se passer si vos données entraient dans le domaine public et décidez ou non de vous protéger en faisant signer un accord de confidentialité à votre traducteur.

 

  1. Cherchez un traducteur ou un cabinet de traduction.

Savez-vous exactement à quel public vous voulez vous adresser, et si votre traducteur a les compétences et les connaissances nécessaires pour mener à bien ce projet?

Tout d’abord, il faut savoir où chercher. La meilleure façon de trouver un traducteur consiste à demander aux collègues ou aux relations professionnelles qui ont eu à faire traduire des documents de vous recommander quelqu’un. Ou, si vous connaissez un traducteur qui travaille dans une combinaison linguistique différente, il pourra certainement recommander un collègue.

 

Vous pouvez aussi faire une recherche aléatoire sur Internet ou jeter un coup d’œil sur des portails de traduction tels que Proz.com ou des plateformes d’externalisation ouverte du même genre. Toutefois, la qualité de la traduction y est très variable et dans ce cas, vous allez devoir faire attention aux témoignages des clients et vérifier si le traducteur a bien les compétences et qualifications nécessaires (voir le conseil no° 5 pour plus d’informations).

 

*Conseil de pro : La plupart des pays ont des associations de traducteurs dont le site Web comporte un annuaire consultable en ligne. Tous les membres ne seront pas nécessairement agréés puisque l’agrément n’est nécessaire que pour la traduction de documents officiels, mais la certification demeure, en général, un bon moyen de juger du niveau de professionnalisme d’un traducteur.

 

  1. Demandez des devis.

Une fois que vous avez sélectionné des traducteurs potentiels, contactez-les pour obtenir des devis. Expliquez la nature de votre projet, l’objectif du document, le public cible et votre échéancier.

 

Voici quelques éléments que les traducteurs prennent en compte pour déterminer le prix et le temps nécessaire pour traduire votre document :

 

– Le document contient-il un langage spécialisé ou créatif (par exemple un contenu marketing ou des slogans) qui nécessiterait plus de temps pour effectuer des recherches et adapter le texte à la langue cible?

– Faudra-t-il faire une mise en pages ou effectuer du travail supplémentaire (utilisation de logiciels de graphisme, plateformes de gestion de contenu de site Internet ou MailChimp)?

– Quelle est l’ampleur de votre projet (nombre de mots) et votre date d’échéance? Dans certains cas, un traducteur négociera peut-être plus de temps pour un budget réduit. De la même façon, un projet urgent va de pair avec un tarif d’urgence.

 

*Conseil de pro : Si vous n’avez pas le budget pour les devis reçus, pensez à réduire la taille de votre projet et à sélectionner seulement les informations nécessaires pour la traduction.

 

Un appel à la prudence : méfiez-vous des devis trop bon marché. Des traducteurs novices qui ne connaissent pas les prix du marché ou qui ne gagnent pas leur vie en faisant de la traduction (c’est-à-dire des amateurs) vous proposeront des prix bien inférieurs au marché. Le simple fait qu’ils ne soient pas conscients du coût d’une traduction de qualité témoigne qu’ils n’ont aucune idée de la somme de travail nécessaire pour produire une traduction impeccable.

 

  1. Choisissez votre traducteur ou votre cabinet de traduction.

Savez-vous exactement à quel public vous voulez vous adresser, et si votre traducteur a les compétences et les connaissances nécessaires pour mener à bien ce projet?

Une fois que vous avez réduit le nombre de vos options, pensez à vérifier quelques points avec votre traducteur.

 

  1. Le traducteur travaille-t-il dans sa langue maternelle?

Ce n’est pas parce qu’une personne parle deux langues « couramment » depuis son enfance que cela signifie qu’elle écrit aussi bien dans sa langue seconde, ce qui est une compétence indispensable pour un traducteur. Bien écrire requiert une parfaite maîtrise de la grammaire, une connaissance des expressions idiomatiques et, bien sûr, un vocabulaire étendu. Il est très rare de rencontrer un traducteur qui peut traduire aussi bien dans une langue que dans l’autre.

  1. Est-ce que votre secteur d’activités fait partie des domaines de spécialisation du traducteur? A-t-il déjà travaillé sur des projets du même genre ou avec des clients semblables?

Les traducteurs se doivent d’être à l’aise avec les textes qu’ils traduisent. Si un traducteur a de l’expérience dans un domaine en particulier, il sera à même de traduire correctement les textes qui requièrent une connaissance des concepts de base et une terminologie bien précise.

  1. Le traducteur connaît-il bien le public cible?

Connaître la culture et le registre linguistique utilisé par votre public cible garantit que votre traduction sera aussi percutante que le message d’origine, ce qui est particulièrement important dans le cas d’un contenu marketing.

 

  1. Donnez le nom d’une personne-ressource pour répondre aux questions.

En effectuant sa traduction, le traducteur aura vraisemblablement des questions sur les termes spécialisés, la terminologie que votre entreprise utilise et les règles de style. Si le traducteur n’a pas de question, ce peut être un signe qu’il n’est pas suffisamment méticuleux. Donnez à votre traducteur les coordonnées d’une personne au sein de votre organisation qui répondra à ses questions.

 

  1. Recevez la traduction finale.

Une fois que le traducteur aura terminé la traduction et qu’il l’aura fait réviser par un second traducteur, si nécessaire, lisez-la attentivement à votre tour. Si vous estimez que quelque chose n’a pas été bien traduit ou si tout simplement vous n’aimez pas la formulation du texte, parlez-en à votre traducteur et demandez-lui de proposer une autre traduction.

 

*Conseil de pro : Un bon traducteur acceptera volontiers de faire des révisions si le client n’est pas satisfait. Surtout, il ne faut pas apporter vous-même ces changements parce que vous risqueriez d’ajouter des erreurs grammaticales ou des termes incorrects au texte.

 

  1. Faites une dernière vérification.

Dans le cas de textes Web, c’est une bonne idée de demander au traducteur de vérifier le texte traduit une fois mis en ligne. Demandez-lui de vérifier tous les titres, les liens internes et externes et les mots oubliés, car il arrivera sans doute à mieux repérer les coquilles et à proposer une solution s’il voit la version définitive du texte.

 

Dans le cas de PDF, il est courant de laisser le traducteur lire la version définitive du document afin de s’assurer qu’il n’y a pas eu d’erreurs au moment où la traduction a été copiée et collée.

 

  1. Faites appel au même traducteur ou au même cabinet de traduction pour tous les nouveaux projets.

Autant que possible, ayez recours aux services du même traducteur ou du même cabinet de traduction pour garantir que votre image de marque reste cohérente même en langue étrangère et se fonde parfaitement avec le contenu traduit précédemment. Comme le dit le proverbe « trop de cuisiniers gâtent la sauce ». De la même façon, le traducteur connaîtra déjà vos préférences pour certains termes et sera en mesure de vous fournir une liste des termes qu’il a compilée au fil du temps.

 

Si votre traducteur habituel n’est pas disponible, demandez-lui de vous recommander un collègue, car connaissant bien votre entreprise ou organisation, il sera à même de vous proposer un collègue dont le profil conviendra à votre projet.

 

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Natalie Pavey - Owner of Word+Style Translations

Natalie Pavey

Natalie Pavey est traductrice agréée et fondatrice de Word+Style. Se fixant comme objectif de faire tomber les barrières de communication pour les entreprises et organisations qui composent sa clientèle, elle gère une équipe chevronnée qui produit des traductions français-anglais fidèles à la marque. Ses clients peuvent ainsi avoir l’esprit tranquille et se concentrer sur l’épanouissement de leur organisation.

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